Vidéo-6/6 :   Le bateau avance vite et, parallèlement, la lente vie de la navigation hauturière qui s’est de nouveau installée à bord, suspend le temps. Le vent est fort, la mer roule et les heures passent vaguement. Par contre, cette fois, contempler n’offre plus aucune surprise car, maintenant, je sais regarder en attendant de voir. Le 8 juillet dans la nuit, c’est d’abord le phare du Créac’h qui érafle l’obscurité, puis ce sont les bouées qui clignotent, ensuite les amers qui scintillent, enfin les lumières qui éclairent et, à trois heures du matin, nous mouillons dans la baie d’Ouessant.