les voyages de B.A.

c'est la béa-titude sous des latitudes chimériques

de ce fait, avant chaque départ pour ses longs voyages,

Baptiste AUBOURG et son équipage

font de petites virées sur la Garonne.

   Avec ma Yole à gréement aurique, c'est toujours par de chauds matins de mai, qu'ensemble nous quittons le port de Bègles pour les îles de l'estuaire de la Gironde.

   La devise de ma yole étant "La Civelle", il n’est sûrement pas superfétatoire de rappeler que ce nom est celui, commun, donné aux leptocéphales qui ne sont autres que les larves de ce poisson téléostéen apparu à la fin du jurassique, lui aussi plus communément nommé l’anguille. Donc, la civelle, c’est cette petite anguille transparente de quelques centimètres qui, l’hiver, remonte, en frétillant sur les bords, les fleuves se jetant dans l’atlantique. Ici, en Gironde, son nom typique c’est "La  Pibale". Donc, les pibales, restent dans les herbiers des esteils girondins, trois ou quatre ans, avant de devenir des anguilles adultes.  Ensuite, elles partent dans la mer des Sargasses (au Nord-est des Antilles) pour s’y reproduire.

   Devisant sur la civelle, nos pensées vagabondent, de girondes pibales en leptocéphales sargassiens. Brocardant l’espace et le temps, nos esprits chimériques traversèrent l’océan Atlantique pour la Mer des Sargasses, l'océan Arctique pour la mer de Barents faisant de nos navigations sur la gironde de vraies journées de rêves ; notamment pour mon petit mousse qui, vivant ses premières aventures, pilote, l'embarcation jusqu’à notre retour à la réalité, tel un grand gabier.   

Tour de la bouée 76, comme l'aube d'un rêve.

Mon point d’amure, c’est ............................................................... Bordeaux.